Avance, avance, dit Henri Bauchau

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 » Dépassé aujourd’hui la page 100 d’Il faut libérer l’esclave Johnson (c’est le titre que je donne alors à mon livre), ce matin j’ai fait six pages qui ne sont ni meilleures ni moins bonnes que le reste. Ne pas me préoccuper maintenant de ce qui est bon ou pas. Suivre le mouvement jusqu’au bout. Ensuite, lorsque je verrai le parcours général, je pourrai couper, ajouter, écrire à proprement parler. Il me faut d’abord une matière, le plus difficile pour moi est de mettre au jour cette matière primitive sur laquelle s’élabore mon véritable travail. L’esclave Johnson, c’est moi maintenant, avec cet impératif : avance, avance ! Ce qui ne me laisse pas le temps de vivre, à moins que la vraie vie ne soit là.  »

Henri Bauchau, l’écriture à l’écoute.

A moins que la vraie vie ne soit là ? Oui, c’est aussi ça. Cette essence qui infuse chacune de mes veines alors que je suis concentrée sur l’écran de mon ordinateur, plongée dans mon projet d’écriture. Plus rien n’existe. Une fois les peurs repoussées, les doutes, les questions et les empêchements mis de côté, le bonheur m’envahit, je suis dedans, je suis complètement dans l’histoire, celle de l’autre, des autres. C’est un flux éphémère mais divin, c’est un sentiment de liberté. Pure liberté. Avancer tête baissée mais dans un ciel immense.

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