Et si vous écriviez votre journal de confinement ?

Grâce à une sœur de plume, je découvre ce matin le journal de confinement de Wajdi Mouawad (théâtre La Colline). Je suis extrêmement touchée par chacun de ses mots. Sa poésie me bouleverse.

Et si nous nous lancions, nous aussi, ensemble dans un journal de confinement ?

Il écrit dans Jour 0 : « Une fois par jour… écrire c’est aussi cela pétrir la pâte du temps… lever des champs de l’imaginaire… défaire le confinement par ce qui nous rend humain, la parole partagée … des textes à chaque jour, journal tenu… se jeter dans l’écriture, la seule chose qui me permet de jeter moi aussi, même si c’est dérisoire, mes forces dans la bataille… j’ai marché toute la nuit dans le bois de Vincennes…» (https://www.colline.fr/spectacles/les-poissons-pilotes-de-la-colline)

J’ai envie de vous proposer d’écrire, avec moi, une demi-heure, chaque matin. Un carnet, un stylo ou un ordinateur, une table… et nous voici réunis, par-delà les frontières, par-delà nos confinements.

Proposition d’écriture :

Aujourd’hui, je vous invite à écrire à partir de ce début de phrase de Wadji Wouawad : « J’ai marché toute la nuit dans… ». 

4 commentaires sur “Et si vous écriviez votre journal de confinement ?

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  1. J’ai marché toute la nuit dans les pas du corona
    Traquant, aux infos, le parcours de son avancée
    silencieuse, invisible, envahissante.
    Là-bas, d’où il vient, point de départ de sa funeste expédition, on l’oblige à renoncer au territoire. Ok , il recule. Qu’importe ! Le monde est un immense terrain d’excursion et c’est à pas de géant qu’il traverse les frontières.
    On ne veut pas de lui ici ? il ira là-bas. Anyway, s’il ne conquière pas de terres nouvelles, il a déjà remporté que les sociétés se sentent menacées : il les met à la diète, les contraint à se diagnostiquer au scalpel et trouver des remèdes à leurs excès.
    Elles parlent de Guerre quand elle l’évoque. Ne serait-ce pas un peu excessif ?
    Il est vrai que les citadins qui le pouvaient ont pris la route de l’exode vers leurs résidences à la campagne. Là-bas, au moins, il y aura moins de voisins potentiellement ennemis de leur santé – donc de leur survie.
    Corona est un brave petit soldat qui marche sans état d’âme. On se demande à qui il obéit.
    Je le suis dans sa progression en zappant d’une chaîne à l’autre, confinée entre quatre murs, retranchée devant ma télé, scotchée à l’écran.
    Les infos passent en boucle. Les mêmes partout.
    Ça tourne en rond dans mon cerveau
    Ça commence à ne plus tourner rond du tout. Besoin de m’aérer l’esprit.
    Bruxelles en état de confinement c’est Bruxelles qui retrouve son oxygène, je vais profiter de cette chance inédite – voire unique.
    J’éteins la télé et pars me promener
    Qu’il fait bon dehors !
    Quel sentiment de liberté !
    Quelle merveille, ce silence !
    J’ai observé longtemps une étoile
    Un oiseau chante
    Je sens une bouffée de bonheur pur
    « Il faut que tu respires »…
    C’est le printemps.

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