« Un jour ils seront là… »

Cette fois les feuilles je les compte à l’œil nu, le vent les a décrochées dans ses rafales enragées de la semaine passée, je me demande comment se sentent les arbres lorsque le ciel s’enroule autour de leur tronc et ne laisse percer aucun souffle de lumière. Mon fils me demande quand nous pourrons aller... Lire la suite →

Eté indien

  Lundi matin, été indien. Dernier round, après j’accepterai l’automne, les arbres nus, les ciels endormis. J’ai hésité entre les sandales et les chaussures de toile, j’ai hésité entre partir aux aurores vers la mer, les yeux des enfants ensommeillés, école buissonnière et grains de sable entre les doigts de pied et vivre un lundi... Lire la suite →

Lundi matin

Lundi matin. Les feuilles hésitent entre le vert brun et le jaune abeille, le cap de l’automne est passé, j’essaye de conserver encore quelques temps en moi les bulles de chaleur récoltées à Chypre. Le bain nu à l’aurore, les escapades la peau salée entre les séances de méditation et les heures d’animation d’écriture. Les... Lire la suite →

Nubie

C’est le souffle du vent dans les feuilles du peuplier. Leur parfum un peu âcre se mêle à l’odeur du pain grillé qui me parvient des cuisines. Le chuintement d’un percolateur. Bruxelles entre deux saisons, je ne sais plus comment m’habiller, surtout lorsque, comme aujourd’hui, je me glisse à vélo dans l’urgence de la circulation.... Lire la suite →

Avance, avance, dit Henri Bauchau

  " Dépassé aujourd'hui la page 100 d'Il faut libérer l'esclave Johnson (c'est le titre que je donne alors à mon livre), ce matin j'ai fait six pages qui ne sont ni meilleures ni moins bonnes que le reste. Ne pas me préoccuper maintenant de ce qui est bon ou pas. Suivre le mouvement jusqu'au... Lire la suite →

La patience, dit J-P. Toussaint

  6h24. Pensée du matin. "Et je songeais que, finalement, dans la perspective même d'écrire, ne pas écrire est au moins aussi important qu'écrire". (La télévision, repris dans L'urgence et la patience, J-P. Toussaint) Il m'a fallu quelques jours de pause pour appréhender le dernier chapitre de mon roman. La fin. La peur de ne pas... Lire la suite →

Parfois…

  Parfois, les matins rongés par le manque de temps deviennent indigestes alors que d’autres, lumineux comme ceux du printemps, lorsque les sillons blanchâtres des avions ont strié le ciel et que le soleil fait éclore les fleurs d’acacia, ont le goût des instants volés. Ce goût de liberté pure, cette impression de pouvoir planer.... Lire la suite →

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