Jusqu’au bout

  Longtemps, les femmes ont dû choisir d'être mère ou artiste. Je suis partagée entre mes questionnements d’auteur (qu’est-ce qu’être reconnu, qu’est-ce que créer, qu’est-ce que publier) et ma position de mère dédiée à ses enfants et nourrie de cette relation puissante, chaque jour renouvelée. Aujourd’hui, je crois pouvoir dire que durant ces derniers neuf... Lire la Suite →

Au début, l’incertitude

  Journal du 12 novembre 2018, Lillebælt, Danemark   Je suis une porte. Sa porte. Fermée. Un jour, il décide et il pousse de toutes ses forces, la lumière filtre dessous, un courant d’air peut-être, une odeur ? Il est temps de mettre les voiles. Le matin, ma peau forme une bosse, je me masse le... Lire la Suite →

Tu ne seras plus moi

Charles Juliet : « écrire pour savourer ce qui m'est offert. Pour tirer le suc de ce que je vis ». Trouver la source. Oui, écrire me permet de prendre conscience de ce que je traverse, de ce que j'ai, là, sous mes yeux. Le quotidien file, l'écriture m'aide à faire pause et à contempler. Cette distance, ce... Lire la Suite →

Ecrivaine et mère

« Déjà je ne me reconnais plus, ni de l’intérieur ni de l’extérieur. Un autre corps occupe et modifie le mien, de façon imperceptible mais à la longue spectaculaire. Suis-je encore moi? (…) Et sur le plan émotif… comment savoir ce qui, de mes états d’âme au cours de ces trois derniers mois, a été déterminé par... Lire la Suite →

Une malle

« La veille au soir, tu avais écrit dans ton carnet noir le verbe… » (Emmanuel David, Une légère rotation). Coudre. Il te fallait à présent tenter de recoudre les morceaux éparpillés de ton histoire familiale. Le bateau ayant pris l’eau, tu avais jeté les vieux magazines jaunis, les vêtements surannées, les bottes percées et les outils... Lire la Suite →

De l’autre côté

Je les regarde, ils bougent de moins en moins. Certains dont les pinces sont emmêlées entre les mailles rouge vif et la corde verte, s’accrochent désespérément les uns aux autres, ils se frottent, se palpent, est-ce que la proximité d’un congénère les rassure lorsque la mort est si proche ? Autour du bateau, les pêcheurs ont... Lire la Suite →

Et la dune

« Il sentit sur lui pour la première une pénétrante odeur de mort » (Baricco, Océan mer). Il se leva, caressa du regard la baie, le sable sombre, les carapaces de crabes éventrées par les mouettes, l’écume des vagues, les dunes balayées par le vent. Le crachin s’infiltrait à présent dans son cou, entre ses bottes et... Lire la Suite →

Premier jour

Aujourd’hui, c’est le premier jour. Le premier jour de ma vie. Je me lève, je n’entends ni les vagues houleuses, ni les cris des mouettes, pourtant elles sont là, à quelques mètres, tandis que l’horizon tangue sous mon regard. J’ai laissé derrière moi les concerts, les répétitions, les engagements amicaux et familiaux. Cela fait plusieurs... Lire la Suite →

Les lettres s’effacent

Ce matin, le ciel a perdu toute texture, on ne sait ni où il commence ni où il s’arrête. Les mâts des bateaux ne vibrent plus dans le vent, tout est tellement immobile que j’en ai la chair de poule. Heureusement au loin je perçois le cri d’une mouette qui traverse la baie de Lillebælt.... Lire la Suite →

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